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Culture

Livres sur l'Espagne

Voici une liste non exhaustive de livres ayant trait à l’Espagne, dans sa dimension historique, sociologique, ou politique. Y figurent des romans, des essais, et même un livre de cuisine ! 
De quoi vous plonger en « immersion totale » !

Le Cœur Glacé d'Almudena Grandes
Grande fresque de l'Espagne du XXe siècle, marquée par les blessures de la guerre civile. Le Coeur glacé est un roman tragique et lyrique qui raconte l'âme passionnée de ce pays. 
Dans une quête passionnante et douloureuse, Alvaro Carrion et Raquel Fernandez vont découvrir l’influence dramatique d’anciennes histoires familiales sur leurs propres vies. Raquel est la descendante de républicains exilés en France. Alvaro est le fils d'un odieux opportuniste qui a bâti une énorme fortune sous Franco. Peuplé de personnages extraordinaires, Le Coeur Glacé nous livre un tableau grandiose de l'Espagne depuis 1936 jusqu'à nos jours.

Le vrai goût de l’Espagne de Jean-Marie del Moral et Jean-Louis André
Une balade gourmande à travers l’Espagne, c’est le pari réussi de ce livre de 50 recettes émaillées de superbes photos et de très beaux textes. 
Loin des sentiers battus cet ouvrage s’attache à nous faire goûter l’Espagne dans ce qu’elle a d’authentique et d’essentiel. 
De Cadaquès à Barcelone, en passant par Ségovie ou les montagnes de Navarre, on respire l’odeur des marchés, on s’assoit dans une cantine sans chichis pour avaler une « tortilla », on partage le « cocido » ou les rognons d’agneau au xérès du repas dominical, on pique-nique au bord d’une route écrasée de soleil avec du serrano et du pain à la tomate, on fait une pause après la corrida avec des « bocadillos », on traîne tard dans la soirée pour un apéritif accompagné de toasts au thon et on découvre la cuisine moléculaire du chef catalan Ferran Adrià.

Voyage en Espagne de Théophile Gautier
C'est le récit d'un voyage accompli par l'auteur en 1840. L'écrivain a parcouru toute l'Espagne, de la Bidassoa aux bouches de l'Ebre, en passant par Valladolid, Madrid, Séville, Cordoue et Grenade. 
Il l'a vue en peintre et en poète, tout aux impressions d'art et aux souvenirs littéraires. Il a décrit avec de vives couleurs et un saisissant relief les vieilles cités castillanes et andalouses, les majestueuses cathédrales, les palais magnifiques, les couvents mystérieux, tous ces spectacles grandioses, tragiques et voluptueux, que l'imagination romantique se plaisait à évoquer dans la patrie de don Paez. 
L'Espagne du Sud surtout l'a ravi, avec son ciel éclatant, sa sierra sauvage, ses senteurs africaines, ses fantastiques décors de l'Alhambra et du Généralife. 
D'Espagne, Théophile Gautier n'a pas rapporté seulement ses pittoresques impressions de voyage, mais toute une éblouissante vision qui a rehaussé encore les vives couleurs de sa poésie (España, 1845), et qui a vraiment renouvelé dans les lettres françaises l'art de la description.

L’Espagne de Juan Carlos de Michel Faure
L'Espagne a la modernité véloce. 
Pauvre et isolée avant-hier, elle a affiché hier une croissance insolente et fonce aujourd'hui avec la même précipitation vers un avenir incertain. 
Ce vieux pays monarchiste est peuplé de républicains qui vénèrent leur roi ; sa démocratie juvénile en remontre à ses voisins fourbus, qu'il s'agisse de l'évolution des mœurs ou du jeu des contre-pouvoirs. 
Ajoutons-y une renaissance culturelle et on obtient une vue imprenable sur une idée du bonheur ibérique. 
Le tableau est séduisant, mais il est aussi un trompe-l'œil. L'Espagne n'a jamais soldé les comptes de son histoire franquiste et s'interroge sur sa nature même et sur son avenir. 
Est-elle une nation, ou une nation de nations ? Faut-il parler d'Espagne, ou bien des Espagnes ? Basques et Catalans surtout, mais pas seulement, s'interrogent sur leur identité et certains songent à l'indépendance. Depuis le retour de la démocratie, la droite et la gauche mènent l'une contre l'autre une bataille permanente et acrimonieuse. 
Le consensus, manifestement, est un concept étranger à l'Espagne. Pendant ce temps, le terrorisme d'ETA reste une menace constante tandis que la spéculation immobilière et la corruption qu'elle induit détruisent les paysages et quelques réputations. 
C'est donc à un voyage à la fois amoureux et critique, parfois désolé, dans l'Espagne des trente dernières années que l'auteur nous convie.

Dictionnaire amoureux de l'Espagne (Michel del Castillo
Al-Andalus, Carmen, don Quichotte, Goya, l'Inquisition, Vélasquez, la Tauromachie, mais aussi Franco, Burgos, Almodovar, Picasso, Lorca et Unamuno : voilà quelques-unes des entrées de ce Dictionnaire amoureux, qui parle aussi bien de l'Espagne d'hier que de celle d'aujourd'hui. 
Ombres et lumières. Autant de prétextes qui en tableaux flamboyants permettent de faire retentir le chant profond de l'Espagne, de suivre le fil qui du plus lointain passé court jusqu'à nos jours. 
Il fallait toute la culture, la sensibilité et la distance d'un grand romancier pour brosser cette fresque emportée d'un pays qui aura produit l'une des plus hautes civilisations de l'Europe.

La cathédrale de la mer de Ildefonso Falcones
Arnau, jeune paysan, endure les pires tourments et humiliations pour devenir un homme libre. Son destin hors du commun en fera le héros de tout un peuple… 
Au XIVe siècle, au rythme de la construction de l’église Santa María del Mar – chef-d’œuvre du gothique catalan édifié « pour le peuple et par le peuple » en un temps record (cinquante-sept ans) –, le lecteur suit pas à pas le parcours semé d’embûches d’Arnau Estanyol pour conquérir sa liberté. 
Fils d’un paysan exilé à Barcelone, devenu membre des bastaixos – une confrérie de porteurs de pierres chargée de convoyer leurs chargements jusqu’à la future cathédrale –, puis vaillant soldat du roi, il fait fortune avec l’aide du juif Hasdai, dont il a sauvé les enfants. Le voilà riche cambiste, consul… et époux, bien malgré lui, de la pupille du roi. Malgré son statut et ses nombreuses responsabilités dans la cité catalane, il saura résister aux plus terribles machinations, à l’Inquisition, et n’aura de cesse de défendre les pauvres et les esclaves… 
Ce roman foisonnant de personnages et de rencontres, de trahisons et d’histoires d’amour est un tourbillon. 
Acteur et témoin des grands maux de l’époque, son héros est tour à tour confronté aux conflits militaires, aux révoltes populaires, à la Grande Peste et aux hérésies. Par-delà l’intrigue menée de main de maître par Ildefonso Falcones, La Cathédrale de la mer est aussi un chant d’amour à une ville et à ses habitants, ainsi qu’un hymne à la fraternité.

L'ombre du vent de Carlos Luiz Zafon
Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. 
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. 
L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. 
Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent. 
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.

Amour, Prozac et autres curiosités de Lucia Etxebarria
Trois soeurs aux personnalités si différentes qu'elles ne parviennent plus à communiquer. 
Elles ont de 24 à 32 ans dans l'Espagne de l'après-Movida : Christina, la plus jeune, serveuse dans un bar branché de Madrid, carbure à l'extasy et dévore les hommes. 
Rosa, directrice financière, marche au Prozac et ne touche plus aux hommes depuis bien longtemps. 
Ana, l'aînée, mère de famille, mélange amphétamines et somnifères et décide de divorcer. 
Chacune arrive dans une période charnière où tout bascule, s'effondre. 
Un cocktail détonant qui tourne autour de l'image du père disparu quand elles étaient enfants. 
Un roman parfois drôle, impudique, souvent émouvant.

Les aventures du capitaine Alatriste de Arturo Perez Reverte
Un superbe roman de cape et d'épée en plein Siècle d'Or espagnol. 
On l'appelle "capitaine Alatriste". C'est un fils très bâtard de Don Quichotte, un cousin à la mode d'Espagne de D'Artagnan, un frère imaginaire de Cyrano. Et le héros du roman d'Arturo Pérez-Reverte. 
Pour le compte du roi d'Espagne, ce vétéran a roulé sa bosse sur tous les champs de bataille du Siècle d'or ... 
Bref, résume Pérez-Reverte, "don Diego Alatriste y Tenorio n'était peut-être pas le plus honnête ni le plus pieux des hommes, mais il était vaillant" ... 
Depuis longtemps déjà, on croyait le roman de cape et d'épée définitivement occis par le polar américain. C'était compter sans Arturo Pérez-Reverte ... 
Groupie du grand Alexandre, Pérez-Reverte a donc décidé de renouer sans complexes ni finasseries avec le feuilleton épique, et - miracle ! - ça marche. Dès le premier tome (il y en aura six au total) de cette espèce de "Trois Mousquetaires" à la sauce espagnole, bourré d'humour, de pièges, de clins d'oeil et de rebondissements, toutes les règles du genre sont respectées. 
Peinture d'époque, duels, cavalcades, paillardises, beuveries, complots, secrets d'Etat et affaires de coeur... rien n'a été laissé au hasard, et surtout pas les personnages. 

Où tu porteras mon deuil de Dominique Lapierre et Larry Collins
Juillet 1936 : l'Espagne est en feu. La guerre civile jette sur les routes des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. 
Sous le soleil d'Andalousie, une femme fuit serrant dans ses bras un nouveau-né, son cinquième enfant : Manuel. A Palma del Rio, le sang coule dans les rues. 
Le petit Manuel de la guerre civile est aujourd'hui "El Cordobés", le torero le plus célèbre, le plus riche et le plus discuté de sa génération. 
Mais il est plus encore : avec ses immenses propriétés, sa flotte de voitures, ses immeubles, son avion personnel, il est le symbole de l'Espagne nouvelle, celle de l'invasion touristique, des bars yéyé, de la télévision et des minijupes. 
Aux yeux de millions d'Espagnols, il est l'homme qui a brisé l'étreinte séculaire de la faim et de la misère. Sa gloire est la leur. 
A travers le minutieux récit de l'ascension vers la gloire et la fortune d'El Cordobés, Dominique Lapierre et Larry Collins racontent l'histoire tragique et passionnée de l'Espagne d'aujourd'hui. 

Pour qui sonne le glas de Ernest Hemingway 
Ce roman d'Ernest Hemingway est directement inspiré de son vécu de journaliste pendant la guerre civile espagnole, dont il fait revivre l'ambiance. 
Il est une ode au peuple espagnol tel qu'a pu le voir l’auteur et montre les différences entre le mode de pensée anglo-saxon et le sens du destin des espagnols.
Un pont, dans la montagne de Castille, doit sauter : il faut couper la route à l'armée franquiste. Pour cette mission précise, Robert Jordan, jeune Américain enrôlé volontaire dans les rangs républicains, rejoint un groupe de maquisards espagnols parmi lesquels se trouvent deux femmes : la terrible Pilar et la tendre Maria pour laquelle Jordan va immédiatement éprouver une vive passion. 
L'amour suspendra le temps, éloignera la solitude et fera oublier la mort. 
La guerre civile espagnole a inspiré à Ernest Hemingway un de ses plus dramatiques et célèbres romans. 

L’espoir de André Malraux
Malraux a vécu en direct les événements de la guerre d’Espagne ; de fait, son roman est aussi une sorte de chronique où la réflexion politique prend une place centrale. 
Face aux franquistes, il préfère très clairement l’organisation et le pragmatisme des communistes à l’utopie anarchiste. 
L’Espoir, c’est l’espoir en l’homme. 

Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes 
L’intrigue couvre les voyages et les aventures de Don Quichotte et de son écuyer Sancho Panza. 
Don Quichotte est un hidalgo obsédé par les livres de chevalerie qui décide de devenir à son tour un chevalier errant et de parcourir l’Espagne sur son cheval, Rossinante, en combattant le mal et protégeant les opprimés. 
Il passe pour un illuminé auprès de sa famille, de ses amis, et de tous ceux qu’il rencontre. Il croit que les auberges ordinaires sont des châteaux enchantés et les filles de paysans de belles princesses. Il prend les moulins à vent pour des géants envoyés par de méchants magiciens. Il voit l’élue de son cœur en Dulcinée du Toboso - une paysanne de son pays qu’il ne rencontrera jamais – et lui jure amour et fidélité. 
Sancho Panza, son écuyer, dont la principale préoccupation est, comme son nom l’indique, de se remplir la panse, estime que son maître souffre de visions, mais il se conforme à sa conception du monde.
Les deux compères vivent ensemble beaucoup d’aventures, provoquant souvent de nombreux dégâts. Et au fur et à mesure une transformation importante s’opère chez chacun. 
L’innombrable quantité de personnages qu’ils rencontrent au cours de leurs pérégrinations délivre une sociologie détaillée de l’Espagne du siècle d’or. 
Don Quichotte est l’un des livres les plus lus au monde.

 

Rencontre avec Lydie SALVAYRE, auteur de Pas Pleurer

La lauréate franco-espagnole du dernier Prix Goncourt, obtenu pour son roman Pas Pleurer, rendra hommage, comme dans son livre, au célèbre écrivain français d’abord pro puis anti-franquiste pendant la guerre civile. Fille d’un couple de républicains espagnols, l’un andalou, l’autre catalane, exilés en France, et écrivaine consacrée aujourd’hui, traduite dans plus de vingt pays, Lydie Salvayre expliquera ce qui l’a amenée à entrelacer dans son livre, les voix de sa propre mère et celle de l’auteur des Grands Cimetières sous la lune, le tout dans un émouvant et impertinent fragnol
Regardez la vidéo.

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