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Culture

Diego el Cigala en concert

Diego el Cigala en concert à Madrid ce n'est pas tous les jours, alors prenez vite vos places. Il sera au nuevo Teatro Alcalá pour la sortie de son nouvel album "Indéstructible", un petit bijou pour tous les amateurs de salsa qui rend hommage à ce genre et à ses grands musiciens à l’instar de Ray Barreto, Tito Curet ou Cheo Feliciano.
Indestructible est un travail issu du voyage culturel et musical entrepris par l’artiste dans des pays de l’autre côté de l’Atlantique, où le prestigieux cantaor s’est abreuvé de sons latinos et caribéens pour montrer sa capacité de fusionner des genres et des cultures, en laissant de côté pour l’occasion la musique flamenca influencée par le latin jazz, le boléro ou le tango.
Après s’être fait connaître en 1997, le célèbre cantaor est aujourd’hui l’un des plus grands chanteurs de flamenco après avoir publié une dizaine d’albums studio, et notamment après avoir remporté quatre Grammy Latinos du Meilleur Album et une mention spéciale lors des Prix Ondas de la Musique.

Concert à ciel ouvert au jardin botanique

Jamie Cullum, Devendra Banhart, Franco Battiato, Rosendo, Anastasia, Bryan Ferry, Pablo Milanés, Tony Bennett, Il Solo, Giorgio Morder... sont quelques uns des artistes que vous pourrez apprécier en prenant des places pour les "Noches del Botanico". 

Plusieurs concerts de qualité en perspective à savourer en plein air à l'intérieur du jardin Botanique. De nombreux foodtrucks ainsi que des stands de vêtements et accessoires seront présents sur place.

Du 22 juin au 29 juillet

Réservez vos places dès maintenant.
www.nochesdelbotanico.com
www.ticketmaster.es

Concert de la Orquesta Juvenil Europea: Paradiso Música de Cine

La Orquesta Juvenil Europea de Madrid (OJEM), la chorale du LFM et le Coro Universitario Complutense, dirigés par Adriana Tanus, sont au rendez-vous à l’Auditorio Nacional de Música, mercredi 26 avril 2017 à 19h30, sur le thème des musiques de film, de Gladiator à Star Wars en passant par My Fair Lady ou encore Cinema Paradiso.

Le programme sera complété par les musiques des films suivants : Mission, La mélodie du bonheur, la Liste de Schindler, Lawrence d´Arabie, Le seigneur des anneaux, Sauver le soldat Ryan et Diamants sur canapé.

Les places coûtent entre 5€ et 20€ : http://www.auditorionacional.mcu.es/entradas/es 

Carmen Pineda

 

Concert de la Orquesta Juvenil Europea: Playing Bach

C'est désormais un grand classique. La Orquesta Juvenil Europea de Madrid (OJEM), dirigée par Adriana Tanus, organise, à l´Auditorio Nacional de España, un concert en hommage à Jean-Sébastien Bach et à son cousin Johann Ernst Bach. La OJEM sera accompagnée de la Chorale du Lycée Français de Madrid et de la Chorale Universitaire Complutense.

Au programme, les compositions de J. S. Bach suivantes : Variaciones Goldberg: Aria, Variación 1; Cantata 147  :“Whol mir, dass ich Jesum habe” , Aria “Schäme dich, o Seele, nicht” , “Jesus bleibet meine Freude” ; Doble concierto 1060 Rem (violín Pablo Martos y oboe Adrián Verdugo) ; Variaciones Goldberg: Quodlibet, Variaciones 21 y 22 (orchestration: Ismael Garcia Daganzo, première) ; Concierto 1056 Fam (piano Josu Okiñena). De J. E. Bach, on pourra écouter: Passionsoratorium, “O Seele, deren Sehnen aus heil’gen Augen weint”, “Kommt! Lasst uns anbeten”. Finalement,  en avant-première, l´oeuvre de J. Grundman, A debt to Bach. Un concert, à ne pas rater, pour approfondir et découvrir l´univers de Bach.

Carmen Pineda

 

Ara Malikian, le violoniste virtuose à la plaza de toros de Las Ventas

Malikian est devenu une icône en Espagne. En 15 ans, le violoniste arménien, né au Liban, y a donné pas moins de 4000 concerts et a conquis le cœur des espagnols. Il y jouit d’un tel prestige que le maire de Madrid l’a choisi en 2015 pour prononcer le « pregón » d’ouverture des festivités de San Isidro. 
Ara Malikian a aboli les frontières entre le classique et le populaire. Pour le violoniste, qui semble né avec un violon greffé à la main gauche tant il fait corps avec son instrument, la musique ne doit pas être cloisonnée dans des classes sociales. « Bach serait une étoile du rock s’il était né aujourd’hui » dit-il avec ce large sourire qui ne le quitte jamais. Malikian ne cherche pas à provoquer en disant cela. Au contraire, cet épicurien de la musique veut communiquer sa passion au plus grand nombre et y met toute son énergie. Jamais violoniste, surtout jouant du classique, n’aura été aussi enthousiaste et facétieux sur scène. Son côté farceur n’affecte en rien sa virtuosité, bien au contraire. Il fait partie de ce petit nombre de violonistes capables de donner un récital des œuvres intégrales de Paganini, de Bach ou d’Eugène Isaÿe. Les cheveux fous et en habits décontractés, son talent est tel qu’il n’a pas besoin de porter une queue de pie pour remporter les prix les plus prestigieux. Le monde entier se l’arrache pour l’entendre jouer tant son style est expressif, original, novateur et brillant.

Vous pourrez l'écouter le temps d'une soirée à la plaza de toros de Las Ventas. 

 

Spectacle familial : StradivariaS II. Histoire loufoque autour de la musique

 

Elles (ils) sont quatre : une tigresse rousse à la contrebasse, une belle blonde au violoncelle, une brune maladroite et myope comme une taupe à l’alto et un transsexuel en mal d’amour au violon. 
Lorsque la belle blonde reçoit d’un admirateur dans le public, une bague avec un brillant, forcément cela crée des jalousies. Chacune déploiera alors tout son talent pour s’attirer ou garder les faveurs de leur fan. La violoncelliste abandonne son instrument et réalise un solo étonnant où ses mains se transforment en ocarina. La contrebassiste fait rugir le lion qui est en elle, prête à tuer de son archer toutes les rivales qui se mettront en travers de son chemin. Elle n’hésite pas à se vêtir d’une robe en cuir sexy et exécute un langoureux tango avec sa contrebasse. L’altiste perd ses lunettes dans la bataille. Cela ne l’empêche pas, même sans y voir plus loin que le bout de son nez, d’aller à la rencontre de leur admirateur, à tâtons, en lui chantant une chanson d’amour. Elle perdra une partie de son costume en rejoignant le soi-disant amoureux, sélectionné parmi les hommes du premier rang. Attention, si vous êtes timide ou réservé, gardez vos distances avec la scène sinon ces quatre musiciennes déchaînées vous en feront voir de toutes les couleurs. Enfin, le seul homme/femme du quatuor troque sa robe de concert pour une tenue de flamenco et tente de séduire leur groupie par un chant andalou déchirant. 
D’intrigues en coups bas, ces concertistes qui ne manquent pas d’humour et d’originalité explorent tous les genres musicaux : blues, rock, soul, pop, musique baroque, tango, et copla andalouza. Rien n’est trop beau pour attraper le cœur de l’âme sœur cachée dans le public. 
Ce quatuor atypique tant par sa formation que par ses concertistes prend un malin plaisir à confronter Schubert et Police, Beethoven et Stevie Wonder, Rossini et Queen, Pergolèse et The Platters. Sous ce joyeux désordre musical se cachent un musicien et des musiciennes pourvus d’une expérience musicale des plus exemplaires. Leur spectaculaire final à 8 mains sur une contrebasse vous laissera pantois.

Sabine Fresno

 

CONCERT : Joussour. Un jazz cosmopolite

 

Le compositeur et joueur de oud Issa Murad est un passionné des musiques du monde. Après des études en 2003 au Caire à la maison du luth où il se perfectionne auprès des plus grands maîtres et apprend à fusionner les différents genres musicaux, il retourne dans son pays, la Palestine, pour enseigner les connaissances acquises en Egypte. En 2007, ce grand explorateur musical passe un master en musicologie à la Sorbonne. A Paris, ville cosmopolite, il rencontre le percussionniste franco-syrien Samir Homsi. D’enregistrements dans les studios en concerts dans les salles parisiennes, les deux musiciens se lient d’amitié avec trois joueurs de jazz : le pianiste Richard Turegano, le contrebassiste Marc Buronfosse, et le percussionniste Frédéric Chapperon. A l’initiative d’Issa Murad, ils forment en 2012 le groupe musical Joussour, qui signifie « pont » en arabe. « Joussour réalise mon désir d’une musique ouverte, libre, où l’expression dramatique naît de l’écriture soignée, de la spontanéité, de l’imaginaire, et surtout de jeux d’improvisation. Joussour a pour vocation de créer des ponts à la musique universelle. Citoyen du monde, ma musique a toujours été mon passeport. », explique Issa Murad. Des ponts musicaux, Issa Murad ne cesse d’en créer. Un an plus tard, le flûtiste indien Rishab Prasanna rejoint le groupe et mêle les sons ensorceleurs de sa flûte bansouri, aux sonorités orientales de l’oud, du daf, du darbouka, du riq, et aux accords jazzy du piano, de la contrebasse et de la batterie. « En perpétuelle recherche de sons nouveaux, Joussour reflète toutes mes expériences et mes passions musicales. Les passions d’un jeune Palestinien inspiré par le répertoire traditionnel de sa région d’origine, la Palestine, qui essaye de le métisser à de nouvelles compositions, à la croisée des styles, des influences et des différentes écoles (levantine, égyptienne, turque, irakienne, indienne, balkanique). Le tout se joue dans une fusion rythmique jazzy. », ajoute Issa Murad. Le musicien-compositeur franco-palestinien offre au public un magnifique voyage dans une musique savoureusement métissée. Il est la preuve que les métissages sont une source d’enrichissements et d’inspirations. 
 
Sabine Fresno

 

Dans le cadre du festival Ellas Crean JAZZ : Cécile McLorin Salvant. Une grande dame du Jazz Vocal

 

Les chanteuses de Jazz avec un sens infaillible du rythme sont des perles rares. Il en naîtrait une chaque décennie. Cécile McLorin Salvant fait partie de ce cercle d’élus. Le monde du jazz ne pouvait donc pas ignorer un tel phénomène musical. Critiques et musiciens se sont accordés pour l’honorer du titre de chanteuse la plus prometteuse de ce début de siècle. Cécile McLorin Salvant chante aussi bien des grands classiques de jazz et de blues que des compositions nouvelles d’une grande originalité. Née de père haïtien et de mère française, la chanteuse a élu domicile à Harlem. Un quartier de New-York où les formations de jazz n’ont rien à envier à celles de la Nouvelle-Orléans. C’est d’ailleurs à Harlem que les musiciens de jazz confluent pour créer de nouveaux styles. Cécile McLorin Salvant ne pouvait trouver un meilleur endroit pour travailler sa voix, même si les fées se sont penchées sur son berceau et l’ont pourvue d’une voix ronde, chaude et colorée, parfaite pour les accords de jazz et de blues. La chanteuse franco-américaine n’a pas seulement une belle voix, elle a aussi un don de comédienne indéniable. Cécile McLorin Salvant vit les paroles de ses chansons. Elle réussit à transmettre toute l’émotion qu’elles contiennent sans pour autant avoir vécu les histoires qu’elle chante, à croire qu’elle a été formée à l’Actor studio. Mais don de comédienne mis à part, c’est surtout son agilité vocale qui fait d’elle l’une des plus grandes voix de ce siècle. 
Sabine Fresno

 

Natalie Dessay en concert au Teatro Real

La soprano Natalie Dessay, connue pour ses talents de comédienne et sa puissante présence scénique offre un récital le 29 septembre au Teatro Real et sera accompagnée du pianiste Philippe Cassard. Au programme, des oeuvres de Schubert, Mendelssohn, Duparc, Fauré, Liszt et Debussy 

CONCERT POUR TOUS : Ara Malikian « 15 ». 15 ans de vie madrilène, ça se fête !

Malikian est devenu une icône en Espagne. En 15 ans, le violoniste arménien, né au Liban, y a donné pas moins de 4000 concerts et a conquis le cœur des espagnols. Il y jouit d’un tel prestige que le maire de Madrid l’a choisi cette année 2015, oh combien symbolique pour Malikian, pour prononcer le « pregón » d’ouverture des festivités de San Isidro. A son tour, Malikian remercie les espagnols de leur accueil tant chaleureux en revenant sur les meilleurs moments musicaux de ses 15 ans de concerts partagés avec eux. Radiohead, Bach, Paco de Lucia, Vivaldi…
Ara Malikian a aboli les frontières entre le classique et le populaire. Pour le violoniste, qui semble né avec un violon greffé à la main gauche tant il fait corps avec son instrument, la musique ne doit pas être cloisonnée dans des classes sociales. « 
Bach serait une étoile du rock s’il était né aujourd’hui » dit-il avec ce large sourire qui ne le quitte jamais. Malikian ne cherche pas à provoquer en disant cela. Au contraire, cet épicurien de la musique veut communiquer sa passion au plus grand nombre et y met toute son énergie. Jamais violoniste, surtout jouant du classique, n’aura été aussi enthousiaste et facétieux sur scène. Son côté farceur n’affecte en rien sa virtuosité, bien au contraire. Il fait partie de ce petit nombre de violonistes capables de donner un récital des œuvres intégrales de Paganini, de Bach ou d’Eugène Isaÿe. Les cheveux fous et en habits décontractés, son talent est tel qu’il n’a pas besoin de porter une queue de pie pour remporter les prix les plus prestigieux. Le monde entier se l’arrache pour l’entendre jouer tant son style est expressif, original, novateur et brillant. Malgré tant d’honneurs, Malikian garde la tête froide. En toute simplicité , il réunit aujourd’hui les compagnons de musique de ses 15 dernière années dans le seul but de faire revivre au public les moments de pur bonheur musicaux qu’ils ont vécus tous ensemble. Son plaisir lorsqu’il joue du violon est communicatif. La preuve en est le sourire béat des spectateurs à la sortie de ses concerts. 

Estrella Morente et Niño Josele réunis pour un unique concert

Deux des principales étoiles du flamenco réunis pour un unique concert à Madrid. Estrella Morente, accompagnée du guitariste Niño Josele, interprète en espagnol les chansons de grands artistes brésiliens tels que : Vinicius de Morais, Antonio Carlos Jobim, ou Milton Nascimento.
C'est demain soir ! 

 

CONCERT : Marianne Faithfull. Simplement sublime !

 

Noces d’or pour cette icône du rock qui fête ses 50 ans d’union avec la scène par une tournée mondiale. L’anniversaire coïncide avec la sortie en septembre de son dernier album Give my love to London, sans aucun doute, l’un de ses meilleurs albums après Broken English en 1979.
Depuis, la chanteuse londonienne a traversé l’enfer et les bas-fonds de Londres sous l’emprise de la drogue et de l’alcool. Sa voix est devenue inégale, abimée par une surconsommation de tabac. Son corps affaibli a dû affronter les affres du cancer et des hépatites. Et pourtant, malgré tous les coups durs, elle n’a jamais baissé les bras. Dotée d’une volonté de fer, c’est immobilisée après une chute qu’elle écrit la chanson Give my love to London, également titre de l’album. « La convalescence pousse à l’introspection, j’ai pu me souvenir, réfléchir et peaufiner chaque texte », nous confie la chanteuse devenue méconnaissable. «Plus on est fou étant jeune, plus on devient sage en vieillissant, je crois.», ajoute-t-elle. Elle n’est pas seulement devenue plus sage mais elle s’est ennoblie avec l’âge. Obligée d’arrêter de fumer, sa voix a retrouvé la clarté de ses débuts. Cette voix inoubliable au timbre inimitable et unique. Comme l’est d’ailleurs cette force de la nature qui n’a jamais quitté la scène malgré les aléas.
Durant toute sa carrière, Marianne Faithfull a su s’entourer et a attiré de grands musiciens. C’est particulièrement frappant dans ce dernier album. Des artistes exceptionnels ont écrit, composé et joué pour elle. Parmi eux, son ami de toujours, Nick Cave. Il est l’auteur de deux chansons dont Late victorian holocaust. Marianne Faithfull avoue lors d’une interview qu’elle se serait damnée pour l’écrire elle-même tant cette chanson la touche. Nous aussi. Elle nous donne la chair de poule.
L’album, parfaitement rythmé et équilibré, avec ses alternances de chansons douces et énergiques, a soulevé l’enthousiasme des médias londoniens et l’adhésion inconditionnelle de la presse française.

 

JAZZ : Richard Galliano. Un hommage grandiose à Nino Rota

Richard Galliano a 7 ans lorsqu’il entend, pour la première fois, la musique du compositeur italien Nino Rota dans le film de Fellini, La Strada. «L'air de trompette joué par Gelsomina a hanté mon esprit. Un air simple, d'un autre monde, dont la puissance m'a ébranlé.». Cet air reste, dès lors, à jamais gravé dans sa mémoire.
Devenu depuis un accordéoniste de jazz reconnu mondialement, il nourrit  en lui, 15 ans durant, le désir d’aborder les œuvres du grand compositeur. Tout vient à point à qui sait attendre. Le label Deutsche Grammophon lui commande un album pour célébrer les cent ans de Nino Rota. Galliano prend aussitôt très à cœur cette demande. « 
J'ai recherché un groupe au niveau pour le défi. Comme solistes, deux musiciens à la fois proches des racines populaires et de très bon niveau: le trompettiste Américain Dave Douglas, et le Britannique John Surman, majoritairement au saxophone baryton. A la contrebasse, je rêvais d'un son soyeux. J'en sais l'Américain Boris Kozlov capable. Enfin le jeu de batterie en finesse de Clarence Penn s'imposait. ».
Sa bande, prénommé La Strada Quintet, clin d’œil à son premier coup de foudre musical, improvise sur les grands airs de Nino Rota sans toutefois les dénaturer. Leurs improvisations conservent les moments de joie et de mélancolie contenus dans les morceaux originaux. La majorité des compositions provient des films de Federico Fellini, 
La StradaHuit et demiAmarcordLa Dolce Vita ou Le Notti di Cabiria. Mais l’interprétation la plus touchante reste le célèbre Love theme du Parrain. Le morceau exécuté en duo par l’accordéon et la contrebasse surpasse tous les autres même si la composition  personnelle de Galliano « Nino », aux accents de charleston italien qui représente à la perfection l’univers musical de Nino Rota, s’écoute avec beaucoup de plaisir.
Galliano ne pouvait rendre un plus bel hommage à celui qui a su, plus que nul autre, accompagner de manière magistrale les grandes scènes du cinéma italien et d’ailleurs. 

CONCERT : Novembre s'habille en Jazz

Vous ne pourrez pas y échapper. Le festival international de jazz envahit Madrid en ce mois de novembre et l’Institut Français met en avant trois groupes, composés de musiciens émérites. Ils ont en commun la particularité de sortir des sentiers battus pour proposer un jazz d’avant-garde en introduisant des instruments peu courants dans ce milieu comme la guitare électrique, l’harmonica chromatique ou l’accordéon. 

Trio édition ouvre le bal. Le groupe composé d’Arild Andersen à la basse, de Christy Doran à la guitare et de Marc Halbheer à la batterie réunit trois pays, la Norvège, l’Irlande et la Suisse. « Je ne pense pas que l’art doit avoir de frontières ou de barrières… », souligne Christy, l’irlandais. Les sonorités électriques de sa guitare incitent la basse et la batterie à explorer de nouveaux territoires musicaux, sans toutefois rendre leur musique hermétique au plus grand nombre. Au contraire, les trois  jazzmen cherchent à produire des “compositions harmonieuses et sophistiquées” et des “modèles rythmiques irrésistibles”. Ainsi définissent-ils leurs créations. 
Le quartet suivant est mené par Manuel Rocheman et Olivier Ker Ourio. Ces « passeurs de sons » ne se cantonnent pas à un registre de jazz mais s’aventurent dans les multiples courants de ce genre musical ô combien prolifiques. L’harmonica chromatique d’Olivier Ker Ourio permet d’entendre le jazz autrement. Et même s’il n’est pas pionnier dans l’introduction de l’harmonica au Jazz, puisque Toots Thielemans l’a précédé dans les années 70 avec maestria, il est cependant aussi talentueux et les critiques ne tarissent pas d’éloges à son égard. 
Mais mon coup de cœur va au dernier groupe, Lauréat des Victoires du Jazz 2009 dans la catégorie « Révélation Instrumentale Française de l’Année ». Vincent Peirani et Emile Parisien distillent une musique enchanteresse aux accents exotiques. L’accordéon de Vincent et le saxophone soprano d’Emile s’accordent à la perfection et enflamment l’imagination. Leurs compositions nous emportent dans différents univers cinématographiques, du nostalgique merveilleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet au mouvementé et enjoué Temps des Gitans d’Emir Kusturica.

 

Concert théâtral : An old Monk. Une ode à la vie

« Maintenant que la vieillesse est venue à pas de loup, je sens sa main qui me presse m’entraînant je ne sais où », cette phrase extraite de Hamlet (V, 1) de William Shakespeare, témoigne d’une préoccupation universelle et intemporelle.
Le poids de la vieillesse, l’acteur belge, Josse de Pauw, l’a ressenti d’un coup, un jour, en apercevant le reflet de son visage dans le miroir. Il y a vu l’image d’un homme vieilli, à la peau flétrie. Et comme si cela ne suffisait pas, son corps s’est alourdi avec les années et ne lui permet plus de danser avec agilité. Pire encore, il a perdu l’envie de l’autre. Tout désir anéanti, il se compare à un vieux moine. Mais Josse de Pauw ne se laisse pas envahir par la mélancolie pour autant, il se met donc à mettre des mots sur son mal-être et demande à son ami et pianiste de jazz, Kris Defoort, de les habiller de musique pour continuer à danser malgré la vieillesse.
Leur admiration commune pour Thelonious Monk les conduit à construire le spectacle autour du célèbre pianiste et compositeur de jazz américain. L’occasion est belle, pour Josse, de faire un jeu de mot avec « Monk », « moine » en français. L’humour est omniprésent dans la pièce malgré l’histoire triste de cet homme qui fait le constat de sa vieillesse. Sur scène, sont projetées des photos de Josse prises par son ami photographe Bache Jespers en vue d’un spectacle qui n’a jamais vu le jour. Pour éviter de tomber dans la nostalgie, toutes les photos sont retravaillées avec des dessins humoristiques réalisés par l’illustrateur Benoît Van Innis. Josse de Pauw les commente avec un brin d’ironie sur les airs de Thelonious Monk, reconnaissables bien que modifiés par les improvisations de Kris Defoort, de Nicolas Thys,  le bassiste, et de Lander Gyselinck, le batteur.
Josse doit s’adapter chaque soir aux improvisations du trio et attendre le bon moment pour placer ses mots mais aussi pour faire son entrée sur scène. Il laisse planer un léger suspense sur les spectateurs qui voient ses pieds suivre la musique derrière un rideau noir.
Chaque représentation est donc unique mais l’extraordinaire réside dans l’osmose entre les notes et les mots. Quand, à un moment donné du spectacle, Josse de Pauw demande « Ce sera quoi, la dernière note ? », Kris Defoort répond « un do ! ». Ainsi la vie continue, malgré la vieillesse, grâce au pouvoir revigorant de la musique. Et l’on se surprend, la soixantaine passée, à « soulever les vieux os plus haut que ce que l’on attendait » remarque Josse.
Ne vous méprenez pas An old monk n’a rien d’un spectacle misérabiliste et geignard.  Au contraire, il recèle cette sagesse particulière, teintée d’ironie, contenue dans les paraboles zen énoncées par les vieux moines tibétains à leurs jeunes disciples. 

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