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Culture

Cinéma: Sorties de deux comédies A fond et Ma loute

« A fond» (« A fondo») de Nicolas Benamou
Un père de famille se retrouve au volant de son monospace avec le régulateur bloqué à 160 km/h : comment éviter le crash inévitable ? Voici l´enjeu du film de Nicolas Benamou (« Babysitting »). Ce long-métrage est un croisement entre les films d´actions et la comédie. José Garcia  enchef de famille poussé à bout par son père gaffeur (André Dussollier) et sa femme enceinte au bord de la crise de nerfs (l'humoriste Caroline Vigneaux), les apparitions de Florence Foresti en gendarme obsédée par le ping-pong, Vincent Desagnat et Jérôme Commandeur en flics et concessionnaire ripoux, ou de Charlotte Gabris en gamine attardée complètent un tableau comique. 

 https://www.youtube.com/watch?v=NDslM1QXcQg
Sortie vendredi 21 avril.                             

« Ma loute » (« La alta sociedad ») de Bruno Dumont
Après la mini-série comique du P´tit Quinquin, Bruno Dumont, auteur de l´excellent film « Camille Claudel, 1915 », persévère dans la comédie farfelue, fantaisiste et surréaliste avec « Ma loute ». Comme a déclaré le réalisateur au sujet de son film, « la force et le burlesque empoignent un drame, le portant aux confins du réel, à la cocasserie et son miroir déformant de nous-mêmes ».
« Ma loute » est un film surprenant réunissant un casting de choix ! Fabrice Luchini, Julette Binoche et Valeria Bruni-Tedeschi. L´histoire de déroule à l´été de 1910. Plusieurs touristes ont disparu dans la baie de la Slack, au Nord de la France, près de Tourcoing, Lille et Calais. Les inspecteurs Machin et Malfon, deux personnages grotesques, déduisent que la clé des crimes se trouve justement en plein centre de la baie de Slack, un endroit unique où le fleuve homonyme et la mer se rencontrent à marée haute.
Deux familles, une, un peu tarée, appartenant à l'aristocratie du lieu et l´autre, composée de misérables cueilleurs de moules vont se trouver unis par les évènements.

https://www.youtube.com/watch?v=4lU1dR9X9VY
Sortie vendredi 21 avril

Carmen Pineda

 

Cinéma: Deux films français pour les vacances de Pâques

Le fils de Jean (El hijo de Jean) de Philippe Lioret
Le réalisateur français Philippe Lioret nous avait déjà émut, en 2009, avec son film « Welcome », Prix LUX du Parlement Européen, où il abordait une histoire d´émigrants clandestins à Calais. Avec « le fils de Jean », il change de registre en tournant un drame familial et intimiste, superbement interprété par des acteurs français (Pierre Deladonchamps) et canadiens (Gabriel Arcand). Criant de vérité, le film émeut et bouleverse en restant toujours dans l´équilibre et la délicatesse. « Le fils de Jean » parle de la quête de l´identité, des secrets de famille, du besoin de la paternité. Philippe Lioret, un des cinéastes français les plus intéressants actuellement, s´est inspiré librement du roman de Jean-Paul Dubois « Si ce livre pouvait me rapprocher de toi » pour écrire le scénario du film. Tourné à Montréal et dans les splendides paysages naturels canadiens de lacs et forêts, «Le fils de Jean » est, sans doute, une très belle option cinématographique pour ces vacances de Pâques.
https://www.youtube.com/watch?v=Ix3MfoepIY4

Sortie vendredi 7 avril 

Rosalie Blum de Julien Rappeneau
« Rosalie Blum » est le premier film de Julien Rappeneau, fils de Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de « Cyrano de Bergerac ». Inspiré du roman graphique homonyme créé par Camilla Jourdy, le résultat de cette première oeuvre est brillant. Comédie douce-amère pleine de surprises, elle raconte, d´une façon très originale, une histoire fantaisiste ou une fable qui dégage un charme très particulier. Une atmosphère de mélancolie habite ce film qui est porté par trois acteurs très inspirés : Noémie Lvovsky, Alice Saaz et Kyan Khojandi. Julien Rappeneau, responsable aussi du scénario, trace trois portraits de personnages, apparemment ordinaires, mais, en fait, pleins de charme et de mystère. « Rosalie Blum » possède un réalisme poétique imprégné de bizarreries et d´humanité. L´histoire tourne autour de Vincent Machot, un jeune solitaire qui partage sa vie entre son salon de coiffure, son cousin, son chat, et sa mère bien trop envahissante. Mais la vie réserve parfois des surprises, même à ceux qui ne s´y attende plus. Un jour, Vincent croise, par hasard, Rosalie Blum, une femme mystérieuse et solitaire,  comme lui, qu'il est convaincu d'avoir déjà rencontrée. Intrigué, il se décide à la suivre partout. C´est le début d´une aventure pleine d’imprévus qui lui fera découvrir des personnages aussi fantasques qu’attachants.
https://www.youtube.com/watch?v=xvCsZci6W8s

 

Sortie mercredi 12 avril

Carmen Pineda

 

Cinéma : sortie de «Demain tout commence» avec Omar Sy

Adaptation libre du film méxicain, « Ni repris ni échangé » (2013), « Demain tout commence » (« Mañana empieza todo ») est la version française, réalisée par Hugo Gélin, petit-fils de l´acteur Daniel Gélin. Un drame familial émouvant et drôle, taillé sur mesure pour Omar Sy. Sa transformation, du jour au lendemain, de fêtard invétéré en papa responsable et attentionné ne manquera pas de vus toucher.
Même si le scénario manque parfois d'un peu de crédibilité et devient un peu artificiel sur la fin, faites-vous plaisir et allez voir ce film où l'émotion et le drame côtoient le rire. Un registre dans lequel le solaire Omar Sy excelle !

Le pitch :
Samuel vit au bord de la mer, dans le sud de la France. Sa vie est une fête continuelle. Jusqu´au jour où une ancienne conquête lui laisse un bébé sur les bras : sa fille Gloria ! Décidé à rendre l´enfant à sa mère, il s'envole jusqu´à Londres mais la maman est introuvable. Huit ans plus tard, Samuel vit toujours à Londres avec sa fille qu´il adore. Il exerce le métier de cascadeur. Mais, un jour, la mère de Gloria réapparaît et les problèmes commencent.

Sortie vendredi 31 mars. 

Carmen Pineda

 

Cinéma: « Une histoire de fou » (« Una historia de locos ») de Robert Guédiguian

Inspiré librement du récit autobiographique « La bomba » du journaliste espagnol José Antonio Gurriarán, grièvement blessé lors d´un attentat de l´ETA en 1980, le cinéaste marseillais Robert Guédiguian (« Marius et Jeanette », « Les neiges du Kilimandjaro) signe « Une histoire de fou ». Le film raconte l´histoire d´Aram (Simon Abkarian), jeune marseillais d´origine arménienne qui fait sauter à Paris la voiture de l´ambassadeur de Turquie. Gilles Tessier (Grégoire Leprince-Ringuet), un jeune cycliste qui passait par là est gravement blessé. Aram, en fuite, rejoint l´armée de libération de l´Arménie à Beyrouth, foyer de la révolution internationale dans les années 80. Cependant, grâce à sa mère Anouch (interprétée par l´excellente Ariane Ascaride, muse et épouse du réalisateur), les deux jeunes gens vont être amenés à se rencontrer…

Un film émouvant et engagé, dans la ligne du cinéma social de Guédiguian, qui aborde le thème du pardon, du sacrifice humain et personnel que les causes politiques exigent très souvent au détriment de la famille. Tourné en grande partie à Marseille, comme il est coutume chez Guédiguian, « Une histoire de fou » prêche la solidarité, la fraternité, l´amour et l´amitié. Le metteur en scène déploie sa touche sociale et historique pour nous parler de la lutte du peuple arménien, toujours inachevée de nos jours. Une histoire imprégnée d'humanité à ne pas rater.

Sortie vendredi 24 mars.

Où le voir en V.O. ?
Golem : c/ Martín de los Heros, 12 (entre autres)
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19557760&cfilm=228184.html

 Carmen Pineda

 

Cinéma: « En Quête de Sens », le documentaire-évènement projeté en séance unique jeudi 23 mars

« En Quête de sens » est un projet documentaire français qui est né d'un constat partagé par un nombre croissant de citoyens : notre société occidentale est malade, prisonnière d'une logique qui engendre plus de destructions, d'injustices et de frustrations que d'équilibre et de bien-être. L'impératif de rentabilité économique à court terme prend aujourd'hui le pas sur l'intérêt général en dépit du bon sens.
Pour sortir de cette impasse, ce n'est pas de plus de savoir, de technologie ou de croissance dont les hommes ont besoin, mais de plus de recul, de bon sens, en un mot : de plus de sagesse.
Le film raconte l´histoire de deux amis d´enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du Monde. Leur voyage initiatique sur plusieurs continents est une invitation à reconsidérer notre rapport à la nature, au bonheur et au sens de la vie.
« En quête de sens » est réalisé par Nathanël Coste et Marc de la Ménardière. Il sera projeté lors d’une séance unique et exceptionnelle jeudi 23 mars à 20h15 au cinéma Conde Duque Alberto Aguilera (métro : San Bernardo), en présence du réalisateur Nathanaël Coste. Un débat avec le public sera organisé après la projection.

Réservation obligatoire avant vendredi 17 mars :
https://screen.ly/evento/352/en-busqueda-del-sentido-cines-conde-duque-alberto-aguilera-2/

Carmen Pineda          

 

Cinéma: Sortie de «Keeper» de Guillaume Senez et «Asphalte» de Samuel Benchetrit

Keeper» (9 meses):
Voici une belle surprise que nous vous recommandons chaudement. « Keeper » aborde une question délicate (être parent à 15 ans) traitée avec une subtilité et simplicité. Le belge Guillaume Senez, qui signe, ici, son premier film, porte une attention très spéciale et un amour délicat à ses personnages (magnifiques les jeunes Kacey Mottet Klein et Galatéa Belugi). Le scénario est très équilibré et ne cède jamais ni au dramatisme ni à la caricature. Keeper, qui a été récompensé au Festival de Locarno et au Festival premiers plans d´Angers, pose un regard sur la jeunesse dans toute sa complexité et sa vitalité. L´histoire montre la vie de Maxime et Mélanie. Ils ont 15 ans et ils s´aiment. Mais, un jour, Mélanie découvre qu´elle est enceinte. Maxime accepte mal, au début, la nouvelle puis change peu à peu. Malheureusement, le reste du monde ne sera pas d´accord…

Sortie dans les salles, vendredi 10 mars.

Le film sera, aussi, projeté, samedi 11, dans le cadre de la III Muestra de Cine Francófono, à la Cineteca du Matadero de Madrid, avec la présence du réalisateur.

https://www.youtube.com/watch?v=7T8_XhwpD7E 

Asphalte (la comunidad de los corazones rotos)
“Asphalte”, réalisé par Samuel Benchetrit est différent, surréaliste et parsemé d´un humour noir qui tend vers le tragique. Le réalisateur trace un portrait de la banlieue avec des personnages touchants et originaux. Interprété par Isabelle Huppert, Valeria Bruni-Tedeschi, et Jules Benchetrit (fils du réalisateur et de Marie Trintignant), ce film a quelque chose de délirant et on ne sait s'il faut rire ou pleurer.
L'histoire raconte trois chutes : trois personnages solitaires tombent respectivement du ciel (l´astronaute américain qui débarque chez Madame Hamida), d´un fauteuil roulant (le voisin solitaire et radin qui refuse de payer l´ascenseur parce qu´il habite au premier étage) ou de son piédestal (l´actrice déchue qu´incarne Isabelle Huppert).
Tous tombent mais s'en sortent. et c'est là la magie du film. D'une situation désespérée,  surgissent l´espoir et la solidarité. 

Sortie, vendredi 10 mars.

https://www.youtube.com/watch?v=iWOTG3KHNiI

Carmen Pineda                                                                          

 

 

 

Troisième Muestra de Cinéma Francophone à la Cineteca

La troisième Muestra de cinéma francophone aura lieu à la Cineteca du Matadero de Madrid, du 10 au 12 mars, dans le cadre des festivités liées à la francophonie. 

Cette édition accordera une importante visibilité au cinéma venu d´Afrique, aux films d´animation et à la femme, en tant que créatrice et protagoniste. Des rencontres avec 4 réalisateurs invités sont prévues : Sophie Deraspe (Canada) qui présentera son film « Les loups », Britta Rindelaub (Suisse), avec son documentaire « Loin des yeux », Alice Diop (France-Sénégal), qui parlera de son œuvre « La permanence » et finalement, le cinéaste belge Guillaume Senez, qui vient présenter son premier film « Keeper ».
A travers 14 films (fiction, animation et documentaires), vous découvrirez des cultures d'Afrique, d'Europe et d'Amérique, variées et passionnantes, en langue française. La variété et la richesse du cinéma francophone nous montre, que malgré les distances, les murs et les frontières, nous appartenons à une même communauté culturelle. La francophonie englobe 80 Etats et elle a une empreinte indéniable dans le monde à tous les niveaux. Cinématographiquement parlant, elle est spécialement vivante. Comme nous le dit André Rochais, Directeur de l´Alliance française de Madrid et Délégué général en Espagne de la Fondation Alliance Française, « Le cinéma francophone donne à voir la diversité de pays qui ont la langue française en partage, tout en conservant leur identité et leurs langues nationales et/ou locales ».

Lors de la programmation de la Muestra, seront projetés des films à ne pas rater comme « Ma vie de courgette » (« La vida de calabacín ») du suisse Claude Barras, une superbe et délicate œuvre d´animation, pour enfants, mais surtout pour les adultes, qui a déjà remporté, dans plusieurs pays, un grand succès de critique et de public. A découvrir, aussi, le premier film de Guillaume Senez « Keeper » sur un couple adolescent qui va avoir un enfant, « Les loups », drame introspectif de la québécoise Sophie Deraspe ou « La passion d´Augustine » de Léa Pool.
Parmi les documentaires, il faut souligner « La permanence » d´Alice Diop, « Loin des yeux » de la suisse Britta Rindelaub ou « Les règles du jeu » de Claudine Bories et Patrick Chagnard.

L´entrée est libre dans la limite des places disponibles.

Cineteca del Matadero
Plaza de Legazpi, 8 (métro Legazpi)
http://www.cinetecamadrid.com/pelicula/mesa-redonda-con-las-tres-directoras/2363/
http://www.cinetecamadrid.com/secciones/iii-muestra-de-cine-francofono

Carmen Pineda

 

Cinéma: Sortie de 'La fille inconnue' des frères Dardenne et de 'L'étudiante et Monsieur Henri' d'Ivan Calbérac

La fille inconnue (La chica desconocida) :

Après « la Promesse », « Rosetta », ou « Deux jours et une nuit », les belges Luc et Jean-Pierre Dardenne sont devenus les maîtres d´un cinéma humaniste, naturaliste et révolté, dont les racines se trouvent dans la misère sociale européenne. Symboles du grand cinéma d´auteur européen, semi-documentaire, les frères Dardenne sont de brillants créateurs de personnages. Si « Deux jours, une nuit » (avec Marion Cotillard) racontait l´histoire d´une ouvrière menacée de licenciement qui se battait avec acharnement pour conserver son poste, « La fille inconnue » présente une jeune médecin, Jenny Davin (interprétée par la superbe Adèle Haenel). Jenny, après avoir refusé de recevoir une adolescente, parce que l'heure de fermeture était passée, va tout faire pour redonner une identité et une dignité à cette jeune fille noire retrouvée morte le soir même. L´histoire va contredire ses valeurs, initialement, trop logiques, trop froides. Les remords de s´être mal comporté avec cette fille vont la pousser à agir solidairement, pour se faire pardonner et rétablir une justice sociale. Un film, percutant et émouvant, pour réfléchir sur les maux de la société actuelle.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19564055&cfilm=237405.html

L'étudiante et Monsieur Henri (El señor Henri comparte piso)

Ivan Calbérac livre une adaptation divertissante de sa propre pièce homonyme, jouée avec succès sur les planches parisiennes pendant plus d´un an. Cette comédie dramatique, touchante, bouleversante et un peu amère, montre la rencontre de deux solitudes : celle d´un vieux grincheux qui s´attache à son deuil et à ses souvenirs et celle d´une jeune fille qui lutte pour écrire sa propre histoire. Obligé par son fils (Guillaume de Tonquédec) à louer une chambre chez lui à une jeune étudiante, Monsieur Henri charge celle-ci (la débutante Noémie Schimdt, excellente) de séduire son fils pour le débarrasser de sa belle-fille qu´il déteste. Très bon scénario, des interprétations superbes (surtout celle de Claude Brasseur) et des personnages bien définis. Une belle leçon de vie où deux générations finissent par s´aimer et trouver un sens à leur existence. 

https://www.youtube.com/watch?v=w_wb11RSuMk

Carmen Pineda         

 

 

 

Cinéma : Sortie de « Radin ! » (« Manual de un tacaño ») avec Dany Boon

Un film pour les adeptes de Dany Boon à voir en famille. Interprété par Dany Boon, cette gentille comédie nous questionne sur notre rapport aux autres et à l´argent.

François est un  gros radin ! Il ne vit que pour économiser et chaque fois qu´il doit dépenser un sou, il en souffre terriblement. Tout lui est prétexte à ne pas dépenser. Il n´a pas de vie sociale. Pour tout vous dire, son  meilleur ami est son banquier, qui fait aussi office de psy ! Un jour, la vie de François va basculer : il tombe amoureux et découvre qu´il a une fille adolescente. Mais, tout cela va lui coûter très cher. Trop cher pour lui…

Première comédie de Fred Cavayé, ce film est une agréable surprise où le rire est de la partie. Quelques bons gags et une bonne caricature du personnage de Dany Boon (excellent dans son rôle notamment dans la scène du concert de Vivaldi.  
Un film sympathique et divertissant pour un bon moment en famille.

Où le voir en V.O. ? Cines Princesa: c/ Princesa, 5 (métro: Plaza de España); Cinesa Manoteras: Av/ Manoteras, 4 (quelques séances seulement- consulter l´affiche); Séptimo Oificio Las Rozas: c/ Comunidad de Madrid, 37 (Las Rozas); Plaza Norte: Av. Juncal, 11 (San Sebastián de los Reyes) (quelques séances seulement- consulter l´affiche)

Où le voir en espagnol? Cinesa Proyecciones: c/ Fuencarral, 136; Dreams Palacio de Hielo: c/ Silvano, 77; Conde Duque Santa Engracia: c/ Santa Engracia, 132 (entre autres)

Carmen Pineda

 

CINÉMA: Ballerina

Sortie le 27 janvier, Ballerina est un beau film d´animation, créatif et divertissant, qui montre d'une façon presque documentaire, les coulisses de la danse à l´Opéra de Paris (admirablement chorégraphiée par Aurélie Dupont, directrice du ballet de l´Opéra) ainsi que les grandes constructions du Paris de la fin du XIXème siècle, comme la Tour Eiffel. Malgré la présence excessive de musique pop américaine, voilà un beau film à voir en famille.

L´histoire raconte la vie de Félicie, une petite orpheline bretonne dont le rêve est de devenir danseuse. Pour cela, elle compte sur l´aide de son jeune ami Victor, ingénieur en herbe. Les deux copains s'échappent de l'orphelinat et partent à Paris. Passionnée de danse et naturellement douée, malgré le peu de moyens financiers dont elle dispose, Félicie se bat pour devenir danseuse étoile. Les deux amis vont vivre des aventures rocambolesques avant d'accomplir leurs rêves.

Carmen Pineda

Cinéma: « La tortue rouge» de Michael Dudok de Wit

Cette semaine, sortie de la coproduction d´animation franco-belgo-japonaise « La tortue rouge ». Réalisée par le metteur en scène hollandais Michael Dudok de Wit, il s´agit de la première production des célèbres Studios d´animation Ghibli  (« Le voyage de Chihiro », « Mon voisin Totoro »), faite hors du Japon.

 « La tortue rouge » obtint, lors du dernier Festival de Cannes, le prix spécial du jury dans la section « Un certain regard », une des plus cotées et des plus importantes de la manifestation cinématographique. Michael Dudok de Wit, primé aussi, avec un Oscar et un Bafta (les César anglais) pour son beau court-métrage « Father and Daughter » (qu´on peut voir sur YouTube) est considéré, internationalement, comme un des meilleurs créateurs de films d´animation.
Avec « La tortue rouge », il a réussi une œuvre d´art, magnifiquement animée (les dessins ressemblent à des aquarelles), sans dialogues mais avec une sonorité vibrante et une musique spectaculairement belle et émouvante (signée Laurent Pérez del Mar). Il s´agit d´un film extrêmement délicat, sensible et poétique qui fascine dès les premières minutes. Sans paroles mais avec une intensité hors du commun, les images nous attrapent en nous proposant un message d´amour, d´amitié, de tolérance et de respect pour la nature.

Une oeuvre poétique sensible et émouvante qui reprend l´histoire classique du naufragé sur une île déserte. Celle-ci est peuplée de tortues, de crabes et d´oiseaux. Un long-métrage qui aborde la question de la lutte pour la vie. « La tortue rouge » est sans doute un des grands incontournables de ce début d´année, à voir surtout par des adultes et adolescents.

Sortie: vendredi 13 janvier               
Cinémas:
Cines Renoir:
c/ Martín de los Heros, 12 (métro: Plaza de España); Cines Verdi: c/ Bravo Murillo, 28 (métro: Canal); Cines Kinepolis: Ciudad de la imagen (Pozuelo de Alarcón)- Edgar Neville, carretera de Madrid a Boadilla del Monte. 

Carmen Pineda

L'agenda cinéma de janvier à l'Institut Français

Voici les huit films français qui seront projetés durant le mois de janvier à l´IFM.

Lundi 9 janvier à 20h : « Le nouveau » (« El novato ») de Rudi Rosenberg
L´acteur et réalisateur Rudi Rosenberg trace le portrait de Benoît, un garçon de 14 ans, qui entre dans un nouveau collège. Sa première semaine n´est pas comme il l´aurait souhaité mais l´arrivée d´une nouvelle élève, Johanna, une jeune et belle fille suédoise va changer son existence. Le film montre les péripéties de l´adolescence avec humour et sensibilité et esquisse une critique du harcèlement scolaire.

Vendredi 13 janvier à 20h : « 21 noches con Pattie » (« 21 nuits avec Pattie) de Arnaud et Jean-Marie Larrieu
Les frères Larrieu signent une belle comédie atypique, interprétée par Isabelle Carré, Karin Viard, André Dussollier et Sergi López. Au cœur de l’été, Caroline, mère de famille parisienne d’une quarantaine d’années, débarque dans un petit village du sud de la France où elle doit organiser dans l’urgence les funérailles de sa mère qu’elle ne voyait plus guère. Elle est accueillie par Pattie qui aime raconter à qui veut ses aventures amoureuses.

Lundi 16 janvier à 20h : « Tomboy » de Céline Sciamma
« Tomboy », qui en anglais signifie garçon manqué, aborde la question de l´identité sexuelle chez l´enfant. Le film évoque, d´une façon délicate et intense, les problèmes de Laure, une petite fille de dix ans, qui se sent garçon. Troublante et innocente, « Tomboy » est une histoire de tolérance et d´espoir.

 

Vendredi 20 janvier à 20h : « Eden » de Mia Hansen-Love
Drame musicale de Mia Hansen-Love (« L´avenir ») où elle trace la biographie de son frère, Paul, DJ pendant les années 90. La musique électronique française était alors en pleine effervescence. Paul fait alors ses premiers pas dans le milieu de la nuit parisienne et créé avec son meilleur ami le duo «Cheers». C’est le début pour eux d’une ascension euphorique, vertigineuse mais aussi dangereuse et éphémère.

Lundi 23 janvier : « No es mi tipo » (“Pas son genre”) de Lucas Belvaux
“Pas son genre” de Lucas Belvaux (“38 témoins”), réalisateur belge, établi en France, est une émouvante histoire d´amour entre Clément, un jeune professeur parisien de philosophie, intellectuel et cultivé et Jennifer, une belle et pétillante coiffeuse qui aime les romans à “l´eau de rose” .Un film sensible, à la fois amusant et triste, sur l´influence des barrières sociales et culturelles dans les relations sentimentales.

 

Vendredi 27 janvier: “Las sillas musicales” (« Les chaises musicales) de Marie Belhomme
Interprétée par Isabelle Carré et Carmen Maura, cette comédie dramatique raconte l´histoire d´une jeune femme en quête d´amour. Il ne s´agit peut-être pas du meilleur film de cette programmation de janvier mais il intéressera les fans d´une de ces deux actrices.

Lundi 30 janvier à 20h: « Unos días para recordar » (“Bon rétablissement”) de Jean Becker
« Bon rétablissement » est le dernier film de Jean Becker (« L´été meurtrier »), fils du grand Jacques Becker. C´est une comédie délicate teintée de moments graves et dramatiques, interprétée par Gérard Lanvin et Jean-Pierre Darroussin. Le film raconte comment après avoir souffert un accident de voiture, Pierre est obligé de passer quatre semaines à l´hôpital. Grincheux et amer, il est condamné à subir toutes les visites d´amis, de membres de sa famille, du personnel médical et d´autres patients de la clinique.

 

Séance spéciale pour enfants, le samedi 21 janvier à 11h, avec le film d´animation « Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill » de Marc Boréal et Thibault Chatel. 

Carmen Pineda

 

CINÉMA : Cycle Sitges Tour : 5 films du Festival de cinéma fantastique de Sitges sur les écrans à partir du 5 janvier

Du 5 janvier au 3 février, sur les écrans espagnols, aura lieu une sortie hebdomadaire des meilleurs films du Festival International de Cinéma de Catalunya-SITGES 2016. Une année de plus, la collaboration entre la maison de distribution cinématographique A contracorriente (la société qui importe le plus de cinéma français en Espagne) et le Festival de Sitges se poursuit. Sitges est reconnu au niveau national et international pour sa qualité dans le domaine du cinéma de terreur et fantastique.

Voici les films qui seront projetés dans les salles de Madrid et de Barcelone :

5 janvier 2017 : TRAIN TO BUSAN: Blockbuster coréen de Yeon Sang-ho (“The King of Pigs”, “The Fake”) qui a été le carton de l´année en Corée, avec plus de 11 millions de spectateurs. Le film a aussi connu un énorme succès à Taiwan, à Hong Kong, en Australie et même en France. Le film a été présenté lors du dernier festival de Cannes durant lequel la critique a très bien reçu cette histoire de zombis dans un train traversant la Corée. Un rythme fascinant.

13 janvier 2017 : SHIN GODZILLA: Retour de la créature légendaire. Après les versions américaines, voici la facette japonaise, la plus amusante et originale.

20 janvier 2017: SOMNIA. DENTRO DE TUS SUEÑOS: Film américain de Mike Flanagan sur le pouvoir terrifiant des songes, à travers l´histoire d´un enfant.

27 janvier 2017: MELANIE THE GIRL WITH ALL THE GIFTS: Ce film anglais, qui a été projeté lors du Festival de cinéma de Locarno, raconte comment l´humanité a été détruite par une maladie contagieuse qui transforme les hommes (seulement les adultes) en prédateurs impitoyables.

3 février 2017: LA AUTOPSIA DE JANE DOE : Film de terreur efficace sur les autopsies et les secrets qu´elles cachent.

Carmen Pineda

 

Eric Lavaine présente « Retour chez ma mère » à Madrid

Eric Lavaine est venu à Madrid pour présenter son dernier film, « Retour chez ma mère » (« Vuelta a casa de mi madre »), une comédie interprétée par Josiane Balasko qui sort le 30 décembre en Espagne. Pour ceux qui ne le connaissent pas, sachez qu´il est l'auteur des comédies françaises qui ont le plus cartonné récemment comme « Bienvenue à Bord » (Lavaine vient de tourner la partie 2) ou « Barbecue ».

4 questions à Eric Lavaine.

1/ Pourquoi faites-vous toujours des comédies pour aborder des sujets graves?
Le rire ou la comédie c´est ma façon de communiquer. C'est à la fois un goût personnel et une façon de faire passer des messages. J´aime beaucoup rire, surtout dans une salle de cinéma. Je me suis rendu compte qu´on pouvait traiter les drames mais en riant quand même. La difficulté c´est que le rire ne vienne pas casser la réalité ou l´empathie qu´on peut avoir pour les personnages. Dans toutes les situations dramatiques, il y a toujours moyen de rire et de s´amuser. C´est un peu « mon style ». Il y a des cinéastes français comme Claude Sautet, comme Yves Robert qui faisait des films pas forcément drôles mais qui avaient une saveur particulière. A mon modeste niveau, j´essaye de m´approcher de ça.

2/ Le film aborde la réalité du retour de jeunes adultes chez leurs parents ?
C'est un constat. La France est plus proche économiquement de l´Espagne que de l´Allemagne. On vit les mêmes drames. Je pense que l´Espagne est plus habituée que nous à cette solidarité-là. D´abord, les enfants restent beaucoup plus longtemps chez leurs parents. Maintenant en France, on a cette génération « Boomerang » : ce sont ces adultes qui reviennent chez leurs parents. J´ai vu un reportage d´une famille espagnole, à Malaga, où à cause de la crise, les enfants ne pouvaient plus rembourser leurs emprunts et ils avaient dû retourner chez leurs parents, âgés de 80 ans, qui devaient accueillir le couple et les deux enfants Ce sont des situations comme ça très dures, que j´ai voulu retranscrire en France. Ça m´intéressait parce que ça me permettait de parler de la famille. Alexandra Lamy (Juliette) qui revient chez sa mère a toujours eu de l´argent, elle était forte, la chouchou…, et ses frères et sœurs, comme ils la voient en situation de faiblesse, vont le lui faire un peu payer.

3/ Comment se présente le conflit générationnel dans ces cas-là ?
C´est surtout la perception qu´on a de sa mère, de ses frères et sœurs ou de ses enfants. La mère (Josiane Balasko) est très moderne : elle a un amant, de nombreuses activités, elle s´amuse. Elle vient d´une génération, qu´on appelle en France les Seniors, économiquement plus riches que les enfants. C´est la première fois dans l´Histoire de la France, depuis la deuxième Guerre Mondiale, que cela arrive. Leurs revenus sont plus importants que ceux de leurs enfants. Là, il y a une solidarité des parents qui ont tendance à aider leurs enfants, même financièrement quand ces-derniers travaillent mais qu´ils n´arrivent pas à joindre les deux bouts. Alexandra Lamy (Juliette) perçoit sa mère (Josiane Balasko) comme une mère ou une grand-mère mais pas comme une femme en forme qui a une sexualité, une vie sentimentale. Moi-même je n´ai pas envie de penser à la sexualité de ma mère (rire). Ça ne m´intéresse pas ! Moi, ma mère, je suis toujours son fils. Je ne deviendrai un homme véritablement (le plus tard possible, j´espère) que quand ma mère ne sera plus là. En ce qui concerne les rapports entre frères et sœurs, on trimballe toute l´histoire de la famille. C´est sûr que la jalousie que Carole (Mathilde Seignier) a pour sa sœur dans le film est réelle. 40 ans plus tard, elle existe toujours ! Moi, dans ma famille, j´ai été le préféré de ma mère et ma grande-sœur, qui a 57 ans, m´en veut toujours. L´autre jour, je lui ai dit : « Ecoute, tu ne peux pas reprocher à un enfant de 5 ans, de ne pas dire à sa mère, « Maman, aime-moi moins. Aime plus Véronique» » (rire).

4/ Comment s´est passé le travail avec Josiane Balasko ?
Josiane, elle a son caractère ! Mais, à partir du moment où elle vous adopte (elle m´a adopté ainsi qu´Alexandra), elle est super. Elle a une vraie personnalité. Quand les choses ne lui conviennent pas, elle le dit. Le seule conflit que j´ai eu avec elle, c´est parce que je lui a fait faire une mayonnaise et moi je la fait à la fourchette et elle, elle l´a fait à la cuillère (rire). Elle tenait à la faire à la cuillère mais ça n´a pas marché et elle était très vexée (rire). Son statut de grande star, après un tournage de deux mois où on bosse ensemble, disparaît.

Carmen Pineda

 

Cinéma: Quatre films français à voir pendant les vacances

Si vous avez envie de cinéma â Noël, voici quatre beaux films français qui seront à l´affiche

« Eternité» de Tran Anh Hung
https://www.youtube.com/watch?v=HwEnYZBrPz4
Sortie vendredi 16 décembre. Consulter l´affiche.
« Eternité » est l´histoire d´une famille, interprétée par le trio Audrey Tautou (Amelie), Bérénice Bejo (The Artist) et Mélanie Laurent (Le concert). Le réalisateur franco-vietnamien Tran Anh Hung (L´odeur de la papaye verteTokio Blues), signe ce long-métrage mélancolique et sentimental qui suit la vie de trois générations de femmes tout au long d´un siècle en France. Le film, qui s´inspire du roman 'L'élégance des Veuves' d´Alice Ferney, insiste sur l´aspect esthétique et visuel, l´imprégnant d´une grande beauté plastique qui rappelle des tableaux impressionnistes. Audrey Tautou joue le rôle de Valentine, une aristocrate du XIX siècle, Mélanie Laurent incarne Mathilde, sa belle-fille et Bérénice Bejo est Gabrielle, la meilleure amie de Mathilde. « Eternité » est un drame d´époque qui décrit l´importance des règles sociales et des évènements de la vie, comme les naissances et les décès, qui vont marquer la vie de ces trois femmes de l´aristocratie. Un beau film très soigné sur le plan esthétique, par moments un peu trop forcé et un peu à l´eau de rose, mais dont l´histoire sur la force de la famille, de l´amitié et de l´amour réussit à émouvoir. 

« Les innocentes » (« Las inocentes ») d´Anne Fontaine
https://www.youtube.com/watch?v=6aBkOCmJvCY
Sortie vendredi 23 décembre. Consulter l´affiche.
“Les innocentes” de la réalisatrice française Anne Fontaine (Coco avant Chanel, Nettoyage à sec) arrive en Espagne, après avoir obtenu un énorme succès commercial en France et aux Etats-unis et de nombreux prix dans des festivals internationaux. Le film se situe en août 1945, à Varsovie où un monastère cache un profond secret. Mathilde Beaulieu est une jeune docteure envoyée par la Croix-Rouge pour assurer le rappatriment des prisonniers français blessés à la frontière entre l´Allemagne et la Pologne. Mais, la surprise arrive quand elle découvre qu´une grande partie des Sœurs du couvent sont enceintes des soldats de l´Armée Rouge. Mathilde n´a pas d´expérience dans ce domaine-là mais elle devra apprendre, face à cette situation inattendue, et aider les Sœurs. « Les innocentes » est donc un drame historique, basé sur des faits authentiques peu connus sur le viol de nonnes polonaises après la 2éme Guerre Mondiale. Un film qui tout en possédant une sensibilité poignante, propose un intéressant débat sur la foi et la maternité.

 « Retour chez ma mère» («Vuelta a casa de mi madre”) d´Eric Lavaine
https://www.youtube.com/watch?v=eQVX4gcRY8k

Sortie vendredi 30 décembre. Consulter l´affiche.

La comédie des vacances de Noël. Réalisée par Éric Lavaine (Barbecue), elle est interprétée par Josiane Balasko (Gazon Maudit), Alexandra Lamy (Jamais le premier soir) et Mathilde Seigner (Harry, un ami qui vous veut du bien). En France, le film a été pendant trois semaines consécutives numéro 1 du box-office, ce qui prouve l´efficacité de cette comédie. Eric Lavaine, qui réalisa déjà « Barbecue », un autre film du même genre, se consacre avec « Retour chez ma mère » comme un grand metteur en scène de ce type d´histoires. Le film propose, avec humour et une certaine critique sociale, le problème de 400.000 français qui chaque année, à cause d'un divorce ou de problèmes économiques, se voient obligés de retourner chez leurs parents à plus de trente ans. Dans le film, Stéphanie, 40 ans, revient chez sa mère, qui est enchantée de la recevoir. Mais, au bout de quelques jours, les deux personnalités vont s'opposer. Mère et fille devront s´armer de patience pour pouvoir habiter ensemble, ce qui donnera lieu à de bons gags. Un divertissant regard sur la famille avec un brin d'humour acide.

 « Frantz » (« Frantz ») de François Ozon
https://www.youtube.com/watch?v=XO_z5BRsFnM

Sortie vendredi 30 décembre. Consulter l´affiche.

Après « Jeune et jolie », François Ozon, signe « Frantz », une une coproduction franco-allemande. « Frantz », dont le scénario a été écrit par Ozon, en collaboration avec l´écrivain Philippe Piazzo, et tourné entre l´Allemagne et la France, avec un casting impeccable, où brille le couple protagoniste, Pierre Niney (« Yves Saint-Laurent ») et l´actrice allemande Paula Beer (« Diplomatie »). Le film, qui est inspiré librement du film «Broken Lullaby » (1932)  du réalisateur allemand Ernst Lubitsch, est une réflexion sur la guerre, sur le pacifisme, sur les remords et sur le pardon. L´histoire de « Frantz » commence dans un petit village allemand, en 1919. En Allemagne, la haine des français demeure importante. La jeune Anna se rend tous les jours au cimetière pour pleurer sur la tombe de son fiancé, Frantz, mort en France, pendant la guerre. Un jour, elle rencontre Adrien, un jeune français, venu en Allemagne, juste pour déposer des fleurs sur la tombe du jeune Frantz... Un très beau film, délicat, sensible et complexe, comme il est habituel chez Ozon.

Carmen Pineda      

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